La Costa
Je ne tiens pas à relater en détails ma vie dans cet espace, mais comme je vois que je reçois des visites tous les jours, j’imagine de ma très chère mère ou de ma très chère blonde, je vais quand même envoyer un petit vidéo présentant le milieu désertique abordant la côte du Pérou. Voici les femmes de ma vie:
Au Pérou on trouve 3 zones climatiques.
La costa, zone dans laquelle on se trouve et qui n’est pas la plage de Varaderro (Cuba) retrouvée sur la photo ci-haut (décembre 2008), mais qui ressemble à ça parce que toutes les plages se ressemblent. D’ailleurs, l’objectif de ce message est de présenter un payasage rencontré lorsqu’on est allés à la plage dimanche passé. Valérie a pris un petit vidéo en route pour Chacra y mar (terre fertile (ferme, mais terre fertile est plus poétique) et mer), mélange d’espaces verts durement entretenus et de sable fin. Le soleil et les vaguent furent formidables, désolé si je vous rends jaloux, mais pour compenser sachez que l’eau salée brûle les yeux et que le sable gosse la peau.
On retrouve aussi la Sierra (chaîne de montagnes), située plus au centre le long des Andes.
On retrouve finalement la Selva (forêt) j’imagine plus à l’Est. Je vous présente tout ça en toute ignorance de cause, mais notre voyage prévu en groupe du 9 au 19 avril nous permettra peut-être de voir quelques uns des paysages offerts par la diversité géographique du Pérou. Voici donc une image chez les «aborigènes» de la Selva.
Si vous voulez plus de détails sur mon voyage, je vous conseille d’aller sur le blog de Valérie qui donne des nouvelles régulièrement sur nos activités. Je suis pas mal tout le temps avec elle, nous faisons pas mal d’activités en groupe. L’adresse de son blog est http://valoupette.wordpress.com/.
Hasta Pronto
Lieu où on passe beaucoup de temps
Je découvre les subtilités de l’informatique et les joies du partage de la vie privée grâce à la vague cybernétique. Quoique n’étant pas encore un grand fan du grimoire des faces (facebook), n’y passant pas encore 55 minutes par jour comme la moyenne des nord-occidentaux, je partage maintenant mon blog via un lien RSS avec la communauté facebookienne. J’ai maintenant fait mon premier vidéo avec mon appareil et je l’ai diffusé sur youtube pour le mettre sur mon blog…oh mierda je suis rendu callé. Ça paraît pas que j’ai suivi un cours de TIC dans le cadre de mon programme de cinéma et le vidéo que vous allez voir, soit dit en passant, ne reflète pas non plus les skills que j’ai développé au cours de ce programme.
Je vous présente, en toute simplicité, le premier étage de la maison communautaire avec les gens qui y étaient à ce moment-là.
Fiesta de samedi soir
Samedi soir on est allés faire la fête chez le père péruvien de Joanie. Ils n’ont pas pu faire son 50ème et se sont repris pour le 52ème. Ils ont invité toute la famille et de nombreux amis, dont les gens impliqués avec sa femme à la casa communautaria. Le 50ème est vraiment un anniversaire important au Pérou, il fallait s’accoutrer et faire de l’attitude:
C’était plus intense que beaucoup des plus intenses party auxquels j’ai assisté. Ça équivalait pas un mariage Jaïn à Delhi, mais ça en avait franchement la gueule. Il y avait même un gâteau de mariage avec un homme au lieu du couple sur le top.
La fête a débuté vers 8-9h, un groupe de musique traditionnelle a fait danser un peu les gens et ce fut ensuite un groupe de Cumbia. Pour une écoute de ce qui joue pas mal ici, je vous envoie deux tounes que j’aime particulièrement:
Amor pirata de Los Villacorta http://www.youtube.com/watch?v=g_MSliYcboM
Shipibo enamorado des Privados http://www.youtube.com/watch?v=wwlxvjD6a9g
La soirée s’est poursuivie avec la «hora loca», deux genres de clowns «trash» qui débarquent en trombes distribuant des masques, des sifflets, des crécelles et des ballons, font sauter des bombes remplies de papillottes, costument les gens, font faire le train, miment des gestes sexuels des plus indécents sur tout le monde et font participer les gringos à toutes sortes de jeux.
Voici maitenant un vidéo permettant de sentir un peu de l’ambiance de la fête.
Je me suis aussi vraiment fait abuser par ces clowns en chaleur qui se sont gâtés sur les gringos et sur le fêté. Je me suis mimement fait violer.
Sinon, une nouvelle semaine s’enclanche à la casa communautaire, sûrement de très belles aventures à venir.
Un peu de moi!
Ça fait maintenant une semaine et 2 jour que je suis parti en «voyage»!!
J’arrive à l’aéroport de Lima après 8h de vol à partir de Toronto. Tout est castellan, y compris l’avertissement pour la grippe aviaire, les gens qui parlent dans la file qui descend de l’avion, le bruit de mes pas, les douaniers qui s’adressent à nous. En passant, chose amusante, on reste 110 jours ici et les douaniers ont écrit des chiffres de durée de résidence variables sur nos passeports. En disant 110 jours j’en ai eu 120 et 3 amigos n’en ont eu que 90, ce qui fait qu’ils devront repasser au bureau de l’immigration afin de rectifier l’entêtement des douaniers à ne pas vouloir en donner plus. Autre phénomène amusant, nous avons eu droit à une fouille aléatoire après avoir récupéré nos bagages. Pas un aléatoire du style le douanier qui nous choisit, mais une borne sur laquelle il y a un bouton sur lequel on appuie. Lumière verte, ça passe, lumière rouge on envoie notre valise aux rayons X.
J’arrive dehors, il est 2h am et un petit vent nous rafraîchit d’une chaleur des plus supportables. Des gens D’Ayni Desarollo, l’organisme affilié au Carrefour de Solidarité Internationale de Sherbrooke (CSI), nous accueillent pour nous amener à l’hôtel pour deux jours d’introduction tranquille, découvrir la capitale avant de se diriger à Collique, zone assez défavorisée de la région de Comas dans la province de Lima. Nous découvrons donc la plage (avec un petit tour de bateau de pêcheurs), le quartier fortuné de Miraflores et l’église San Francisco comprenant des catacombes avec des milliers d’os ayant appartenu à des corps. C’est assez impressionnant de voir une trentaine de fosses de 4m de profondeur remplies d’os et de se dire que c’est des gens ayant appartenu à une autre époque. C’est pas le même feeling que de se promener dans un cimetière.
J’ai passé une soirée avec Charles qui habite à Lima depuis 7 mois et travaille à l’ambassade canadienne. Il vit dans une genre d’auberge espagnole (on peut dire auberge hispanophone). Voici donc Charles:
On est aussi montés au sommet de la colline San Cristobal, surblombant Lima, pour avoir une vue 360 degrés de la capitale. Sur la montagne c’est écrit APRA et c’est le nom du parti au pouvoir. Il y aura des élections présidentielles en 2010 et sur une montagne en arrière il y a le nom de la fille de Fugimori, président de 90 à 2000, qui se présente l’année prochaine. Bref, mountains are the limit quand vient le temps des campagnes électorales ou de propagande politique.
Le petit vidéo est un timide extrait d’un rituel de remerciement à la terre qu’on a vu au sommet. Suite à une procession autour d’un feu, ils se sont mis à verser toutes sortes de liquides par terre afin de remercier ses propriétés nourricières: du vin, de la chicha (sirop de maïs noir et boisson nationale), du Inca Kola (boisson nationale aussi). En passant, le Inca Kola est un phénomène ici, tant pour le groupe que pour les péruviens, c’est de l’or liquide! Le gens boivent énormément de liqueur, peu de café (du café instantané 3 en 1), de bons jus de fruits frais (mais surtout de la liqueur), peu d’alcool et ne fument pas ou peu. En santé les péruviens!!

Je suis présentement à Collique, dans le nord de la province de Lima, une zone assez précaire. Craque de fesse de deux montagnes et voici un lien pour soutenir mon propos. J’habite à gauche dans la zona 3. http://maps.google.com/maps?f=q&source=s_q&hl=fr&geocode=&q=Comas,+P%C3%A9rou&sll=-12.093084,-77.046491&sspn=1.348157,1.705627&g=Lima,+P%C3%A9rou&ie=UTF8&hq=&hnear=Comas,+Lima,+P%C3%A9rou&ll=-11.911865,-77.013946&spn=0.02108,0.033216&t=h&z=15
Photo de groupe au bout de la zone, au commencement des montagnes, zone 8, la plus reculée et la plus pauvre, affectée par une coulée massive des eaux de pluies abondantes du mois de décembre. Présentement en reconstruction.
Photo de Guillaume vraiment malade présentant les nombreuses couleurs des maisons ici. Ça a déjà été l’objet d’un échange vote peinture…mais je peux pas en dire plus…à part «sacrebleu de corruption».
Arrivé dans ma famille vendredi soir, je vis présentement et pour les 3 prochains mois chez Celestina et Alejandro, parents de 8 enfants dont 3 vivent sous le même toit. Ils ont chacun leurs appartements et des enfants. Finalement, 17 personnes passent pas la même porte. Je crois que j’ai pas mal rencontré tout le monde jusqu’à maintenant. Il y a un de mes «neveux»(considérant que ma mère adoptive est grand-mère) que je n’ai croisé que 2 fois depuis vendredi soir, mais je commence à me sentir un peu chez moi. J’ai par ailleurs ma chambre comprenant salle de bain, j’ai vraiment pas à me plaindre du confort ici. J’ai des bouchons pour couper le chant des perruches à côté de ma fenêtre, du coq à 5h am et des 9 chiens sur le toit.
Sur la photo, Celestina, ma «mammita»(grand-maman) me prépare mon shake de soya bananes de ce matin. Sa fille travaille pour Herbalife, promotrice de produits protéinés amincissants et la famille est fan de breuvages consistants le matin.
Machi a 5 ans, elle est ma «nièce», je la considère comme ma petite soeur, elle me considère comme son bébé, elle m’apprend la langue. Viva los ninos!
La fin de semaine a été un peu hardcore, étant complètement immergé d’inconnus hispanophones, mais je comprends de mieux en mieux. Je fais du Tae boxe ou du power boxe 3 fois semaine pour me mettre en forme et ne pas gagner trop de poids. On nous sert de monstres assiettes à chaque repas et c’est mal vu de ne pas finir. Depuis lundi on passe nos journées à la Casa communautaria où mon mandat a été défini hier. Je devrai, accompagné de deux collègues, faire un bilan des mécanismes de participation citoyenne des femmes dans le district de Comas et proposer des recommandations pour accroître l’implication des femmes, tandis qu’une autre partie du groupe fera la même chose avec les jeunes. L’objectif idyllique est d’amener plus de participation qui pousserait à des changements politiques offrant plus de services et soutiennent des groupes comme ceux pour qui on fait ça. Des mots..des mots..des mots…
Mito del Peru
La définition d’un mythe est la suivante: Récit légendaire mettant en scène des personnages imaginaires d’une façon allégorique.
Le mot mythe s’écrit mito en espagnol. Mito del Peru veut dire le mythe du Pérou.
Le Pérou est en fait le fruit de l’imagination de quelques aventuriers québécois qui pensaient se rendre loin en empruntant la grand route menant à la grand mer pour ensuite prendre le grand large et devenir de grands fendants en faisant un grand voyage dans le sud, mais ils ne surent comment se gosser une embarcation et restèrent donc stâlés à Gaspé. Comme ils ne voulaient pas décevoir les nombreux fans de leur projet fou, ils inventèrent un monde fantaisiste, un pays à la fois côtier, tropical et montagneux où les gens parlent une langue latine proche du français, se couvrent d’or et se déplacent en dansant au son d’une musique chaude au tempo rapide. Ils l’ont appelé Pérou suite à une discussion sur la situation géographique de ce pays des merveilles. l’un dit: «C’est par où?», l’autre dit: «Nous l’appellerons Pérou!»
Je vous révèle donc, à votre plus grand désarroi ou pour votre plus grande joie de découvrir un incroyable scoop, que vous avez été leurré, mais que je continuerai à stimuler votre imaginaire en vous décrivant, depuis Gaspé, ce qui se passe «ici».
Voici donc une photo de moi partant faussement à l’aéroport et une photo de la plage à Gaspé. Ne vous inquiétez pas, vous oublierez rapidement ce canular par la crédibilité de mes récits, mais je devais me vider la conscience, ne pouvant garder ce secret plus longtemps.
Sur la photo de plage, il y les collègues avec qui je suis parti. De gauche à droite: Anne-Marie, Valérie, Kathera, Raphael, Nathalie, Guillaume (auteur des photos), Jordan, Moi et Joanie.

C’est les photos de Guillaume et il insiste pour les droits d’auteur, voici donc son site: http://pages.usherbrooke.ca/glevasseur/wordpress/
février 18, 2010


















